XVIIIe siècle

Depuis 2008, le musée des Beaux-Arts de Dijon est engagé dans une grande rénovation; la deuxième tranche des travaux est en cours et concerne notamment les salles présentant le XVIIIe siècle. Cette partie sera donc visitable dès 2019.

 

Si la plupart des grands peintres du XVIIIe siècle sont présents, l'originalité du musée des Beaux-Arts de Dijon pour cette période tient beaucoup à l'École de Dessin de Dijon, qui est à l'origine du musée et qui sera le lieu de formation de Pierre-Paul Prud'hon, l'un des plus grands artistes de l'époque napoléonienne.

Au-delà des œuvres de Giambattista Tiepolo, François Boucher ou Hubert Robert, le musée des Beaux-Arts de Dijon présente de véritables chefs-d'œuvre d'artistes moins connus comme Le Repos de Jean-François Colson, image de l'intimité et du charme souvent associés au Siècle des lumières. Les commandes prestigieuses sont bien représentées, qu'elles soient faites en Bourgogne (Carle van Loo, Condamnation de Saint Denis et Saint Georges terrassant le dragon pour la Chartreuse de Champmol) ou à Paris (esquisse en terre d'Edme Bouchardon pour la fontaine de Grenelle).

L'art du portrait trouve au XVIIIe siècle un épanouissement particulier, recherchant l'intensité psychologique plus que l'apparence sociale : le Buste de Rameau par Jean-Jacques Caffieri ou le Buste de Buffon par Jean-Antoine Houdon en font foi.

L'École de Dessin de Dijon, fondée par François Devosge en 1766, est la seule école d'art en Province qui organise au XVIIIe siècle un « Prix de Rome » destiné à envoyer dans la Ville éternelle les lauréats d'un concours quadriannuel afin qu'ils puissent y parfaire leur formation. Pierre-Paul Prud'hon, qui gagne le concours dijonnais en 1784, deviendra après la Révolution, l'un des grands artistes de Napoléon, ce dont témoigne le Jeune Zéphyr.