XVIIe siècle

Depuis 2008, le musée des Beaux-Arts de Dijon est engagé dans une grande rénovation; la deuxième tranche des travaux est en cours et concerne notamment les salles présentant le XVIIe siècle. Cette partie sera donc visitable dès 2019.

 

La peinture européenne du XVIIe siècle est particulièrement bien représentée, de l'Italie aux Pays-Bas en passant par la France et les Flandres. En contrepoint, les œuvres bourguignonnes permettent d'observer comment les artistes régionaux (Philippe Quantin, Jean Tassel, Jean Dubois) ont réagi aux grandes nouveautés de leur époque (caravagisme et baroque).

Les œuvres des grandes collections princières comme Adam et Eve au paradis de Guido Reni  côtoient des peintures plus intimes destinées à des particuliers comme Le Souffleur à la lampe de Georges de La Tour. À la suite du Concile de Trente, l'Église reste le commanditaire majeur des peintres, tant en Italie (Gian Francesco Albani) qu'en France (Philippe de Champaigne) ou dans les Flandres (Pierre-Paul Rubens, Gaspard de Crayer). Les palais royaux ne sont pas en reste et se couvrent de décors, dont le musée des Beaux-Arts de Dijon présente des esquisses (La Chute des Anges rebelles de Charles Le Brun pour Versailles) ou des vestiges lorsque les bâtiments qui les abritaient ont été démolis (L'Automne peint par Charles de La Fosse pour Marly, château de repos de Louis XIV).

Les artistes bourguignons se tiennent, quant à eux, au courant des nouveautés artistiques de leur temps. Le clair-obscur caravagesque est ainsi très rapidement assimilé par les peintres dijonnais, tels Philippe Quantin ou Jean Tassel dont l'atelier situé à Langres connaît un important rayonnement de Dijon à Troyes. En sculpture, l'exemple des créations du Bernin à Rome trouve un fort écho à Dijon dans les œuvres de Jean Dubois, qui couvre églises et hôtels particuliers de ses œuvres, et dont le musée des Beaux-Arts de Dijon conserve une partie du fonds d'atelier. Les artistes parisiens sont toutefois sollicités pour certaines commandes prestigieuses, tel le buste de Louis XIV commandé à Antoine Coysevox pour la Salle des États, ou sa monumentale statue équestre, qu'Étienne Le Hongre réalise pour la Place Royale de Dijon, aujourd'hui place de la Libération.