musée rêvé, musée en chantier
Pourquoi rénover le musée ?Ce musée est l'un des plus
anciens, des plus riches et des plus beaux
musées de France. Mais ses
collections
ne sont que partiellement
présentées aux visiteurs, les
espaces d'accueil du public sont
insuffisants, et les infrastructures
techniques ne sont plus aux normes
actuelles.
Entièrement restauré, mieux
installé et mieux organisé,
le musée de demain restera gratuit
pour tous. Atout majeur pour le tourisme
dans le grand est, établissement
culturel de proximité richement
animé, lieu de
référence scientifique pour
étudiants et chercheurs, le
musée rénové ouvrira
par tranches à partir de 2012.
Le futur café du
musée.
© Ateliers Lion
architectes urbanistes, concours, 2005
Un musée dans un palais
La rénovation est guidée
par un programme original, né de
l'identité très
particulière du musée de
Dijon,
le seul avec le Louvre à être
logé dans un palais princier.
Logis des ducs au Moyen-âge,
École de dessin au coeur du palais
des États de Bourgogne au XVIIIe
siècle, musée à
partir du XIXe, le bâtiment
témoigne de trois époques
auxquelles correspondent de grands
ensembles d'oeuvres. La création de
trois parcours où dialoguent
architecture et collections d'une
même période
révélera l'histoire de Dijon
et de la Bourgogne au miroir de la
création artistique de
l'époque. Le visiteur composera
librement son parcours à partir de
la cour de Bar devenue coeur du
musée.
La cour de Bar devient le
cœur du musée
© Ateliers Lion architectes
urbanistes, APD, 2007
Les architectes et le
projet
La rénovation est confiée à Éric Pallot, architecte en chef des monuments historiques, et aux Ateliers Lion Architectes Urbanistes, lauréats du concours organisé en 2005. L'ouverture sur la ville, le respect du patrimoine exceptionnel du palais et l'insertion subtile d'éléments contemporains, source de convivialité, sont les lignes directrices du projet dont les travaux commencent début 2008.
L'une des salles
dédiées au moyen-âge,
où dialoguent peinture flamande et
sculpture bourguignonne
© Ateliers Lion
architectes urbanistes, APD, 2007

Pendant les travaux, le musée reste ouvert
Nouveaux aménagements des salles du Moyen-Âge et de la Renaissance
En février 2011, les travaux de rénovation du musée commencent dans la salle des tombeaux, la
salle du maître de Flémalle et l'escalier du Prince. Pour les trois prochaines années, le circuit de
visite s'arrêtera au salon Condé.
Les tombeaux des ducs de Bourgogne et les retables de la chartreuse de Champmol ne seront
plus visibles les premiers parce qu'ils seront protégés par un solide coffrage pendant les travaux,
les seconds parce qu'ils vont être restaurés en 2011 et 2012. Pour autant, le musée reste ouvert
aux visiteurs.
De novembre à décembre, les collections du Moyen-Âge et de la Renaissance, et jusqu'à la
première moitié du XVIIème siècle, seront réinstallées dans les six premières salles. La sélection
évoluera au fur et à mesure des départs et des retours de restauration.
Les vedettes de cette nouvelle installation seront les pleurants du tombeau de Philippe le Hardi,
sortis de leurs arcatures comme ceux de Jean sans Peur l'ont été début 2010. Mais ceux-là ne
voyagent pas : ils restent au musée, et pourront être admirés de près.
Voici deux occasions de revenir au musée : avant la fin octobre, pour revoir la salle des
tombeaux avant sa fermeture, et juste après les fêtes de fin d'année, pour découvrir les pleurants
autrement.
Galerie du XVIIIe.
© Ateliers Lion
architectes urbanistes et Eric Pallot ACMH,
APD, 2007