Les Footballeurs
STAËL DE, Nicolas (Auteur)
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Peinture à l'huile sur toile |
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Date de création : 1952 |
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Dimensions :
Hauteur |
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Mouvement : Ecole de Paris |
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Appartient à la 1ère donation Granville |
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Inv. DG 74 |
Dans ce tableau qui représente la défense dans le jeu du football se retrouvent toutes les composantes déjà analysées de cette série : couleurs, valeurs, rythme, composition, monumentalité, en parfaite harmonie avec le sujet. Il n'est pas indifférent de noter que Nicolas de Staël aimait beaucoup le football qu'il avait pratiqué jeune garçon dans son collège bruxellois. Staël n'est pas le seul artiste à avoit peint des sujets ayant trait au sport. Peu spéculatif, davantage préoccupé par la peinture elle-même, il ne semble pas avoir voulu donner à son art une base théorique et morale le reliant aux grandes questions concernant le XXe siècle posées par les artistes eux-mêmes. On ne trouve en effet chez Nicolas de Staël aucune référence à la civilisation industrielle, aucun souci de penser la peinture en fonction de l'architecture, a fortiori aucun désir de la mettre en question ni de la considérer comme une pratique révolue. C'est pourquoi la série des "Footballeurs" peut seulement être mise en parallèle avec "L'Equipe de Cardiff" de Robert Delaunay et les "Footballeurs" de Lissitzky et de Baumeister.
Statut acquisition : DG 1969 Donation : Granville
Collectionneur(s) antérieur(s) :
Granville, Pierre et Kathleen
Date acquisition : 1952
Historique : Acquis dans l'atelier de l'artiste
STAËL DE, Nicolas
1914, Saint-Pétersbourg
1955, Antibes
Réfugié à Bruxelles après la révolution russe de 1917, Nicolas de Staël débute son apprentissage de peintre dans cette même ville à l'Académie royale des Beaux-Arts. Alors qu'il s'engage dans la voie de l'abstraction en 1942, sous l'influence d'Alberto Magnelli (1888-1971), Jean Arp (1886-1966), Sonia (1885-1979) et Robert (1885-1941) Delaunay, Staël détache la matière de la référence au monde lui laissant acquérir son autonomie. Sa peinture est combat avec la matière. Cette préoccupation, commune à de nombreux autres peintres de l'Ecole de Paris, rapproche le travail de l'artiste de celui du sculpteur par une pâte sur-épaissie au couteau et à la truelle qui rend les sensations d'espace et de lumière et apporte une tension expressive. Convaincu de l'impossibilité d'une abstraction radicale, Staël revient en 1952 au figuratif et exécute sa fameuse série des Footballers après avoir vu le match France-Suède au parc des Princes. Dans les deniers temps de sa production, il travaille au tampon et la matière devient de plus en plus fluide, légère et impalpable. Alors qu'il connaît un grand succès au Etats-Unis et en Angleterre depuis le début des années 1950, Nicolas de Staël se suicide en 1955. C'est par l'intermédiaire de l'artiste Etienne Hajdu (1907-1996) que le couple de collectionneurs Pierre (1908-1996) et Kathleen (1908-1981) Granville se lie à l'artiste et achète nombre de ses oeuvres maintenant présentées au musée.
Lieu(x) représenté(s) :
Paris, Parc des Princes
Date évènement : 1952
Crédit photographique : © Musée des Beaux-Arts de Dijon. Photographe : François Jay
Droits auteurs : © ADAGP, Paris 2007