les collections du musée

 

La variété des collections du musée témoigne de sa vocation encyclopédique. Si elles sont particulièrement remarquables pour l'art en Europe du Moyen-âge à la fin du XVIIIe siècle, et pour l'art en France au XIXe et au XXe siècle, elles n'oublient ni l'antiquité égyptienne, ni les civilisations extra-occidentales.


Antiquité

La collection d'antiquités égyptiennes permet d'évoquer les rites et les croyances de cette fascinante civilisation : sarcophage, statuettes, bijoux, amulettes... Elle comporte une série exceptionnelle de portraits du Fayoum, d'époque gréco-romaine.

Moyen-Âge
La section médiévale est riche de peintures, de sculptures et d'objets d'art (orfèvreries, émaux, ivoires). Autour de La Nativité, chef-d'oeuvre du Maître de Flémalle (Robert Campin), se trouve regroupé un ensemble important de peintures qui illustre les liens artistiques entre la Bourgogne et les Pays-Bas à l'époque des ducs. L'Italie médiévale est aussi présente à travers un bel ensemble de panneaux du XIVe au XVe siècle.


L'ensemble des peintures suisses et allemandes du XVe et du début du XVIe siècle,  unique en France, est dominé par une oeuvre majeure de Conrad Witz, le plus célèbre des artistes suisses du XVe siècle : L'Empereur Auguste et la Sibylle de Tibur, élément du retable du Miroir du Salut en partie conservé au musée de Bâle. Les Sainte Dorothée et sainte Catherine du Maître de la Passion de Darmstadt, le Retable de sainte Marguerite du Maître des études de draperies ou le Retable de la Passion du Maître à l'oeillet de Baden témoignent de la dévotion de la fin du Moyen âge.
Voir aussi L'héritage des ducs de Bourgogne

Renaissance

Pour la Renaissance, Lorenzo Lotto et Véronèse illustrent le rayonnement de l'Italie, le "Maître des demi-figures" témoigne des innovations flamandes dans le paysage et la Dame à sa toilette évoque le raffinement de l'Ecole de Fontainebleau. La statue priante d'Antoinette de Fontette est un chef d'oeuvre de la statue bourguignonne du XVIe siècle. Pour cette période, le musée est particulièrement riche en objets d'art, comme les émaux peints de Limoges. Dans le domaine des arts décoratifs, le mobilier richement sculpté par l'architecte-menuisier Hugues Sambin révèle l'éclat de la Renaissance en Bourgogne. 

XVIIe siècle


Un ensemble d'oeuvres des peintres Jean Tassel et Philippe Quantin, ainsi que du sculpteur baroque dijonnais Jean Dubois, illustre l'importance de la production artistique locale. Le Souffleur à la lampe de Georges de La Tour témoigne du mouvement caravagesque dans les ateliers de l'Est de la France. La production parisienne et royale est représentée par des tableaux importants de Philippe de Champaigne et Charles Le Brun notamment aux côtés des grands tableaux de Brueghel de Velours , Rubens ou Guido Reni pour les écoles étrangères.

XVIIIe siècle


Les toiles du XVIIIe siècle illustrent la variété des genres pratiqués par les peintres : La Fosse, Boucher ou Van Loo pour la peinture d'histoire, Nattier ou Greuze pour le portrait,Colson ou Trinquesse pour la peinture de genre, Hubert Robert ou Lallemand pour le paysage, Oudry pour la nature morte. Elles sont en partie présentées dans un décor d'époque, comme le salon Gaulin, et voisinent avec une commode de BVRB ou les créations de l'ébéniste dijonnais Demoulin.

XIXe siècle

 
Les différents courants du XIXe siècle sont largement représentés : une quinzaine de toiles du Bourguignon Prud'hon et quelques oeuvres de Géricault reflètent les débuts du Romantisme français. Sophie Rude s'affirme comme peintre de mérite aux côtés de son époux le sculpteur François Rude. Aux artistes officiels, Bouguereau, Legros ou Tissot, s'associent les Indépendants : Monet, Boudin, Manet, Sisley ou le divisionniste Cross. Le fonds considérable de sculptures laisse une place importante aux artistes d'origine locale : Fremiet, Dampt, Bouchard et plus tard Pompon, célèbre sculpteur animalier, dont le musée possède le plus bel ensemble.

Art moderne

La section d'art moderne est essentiellement constituée par la collection rassemblée par un couple de donateurs, Pierre et Kathleen Granville, autour de quelques oeuvres des collections du musée : l'expressionnisme sombre de Rouault côtoie le cubisme de Braque, Gris, ou La Fresnaye, associées à une belle série de masques et d'objets africains. Plus proches de nous, les ensembles importants d'oeuvres de Lapicque , Vieira da Silva, Nicolas de Staël, Bertholle, Manessier, Messagier et Hajdu sont représentatifs de l'Ecole de Paris des années 1950 à 1970.

 

Les acquisitions

L'exceptionnelle diversité de ces collections est constamment enrichie par une dynamique politique d'acquisitions, qui s'intéresse principalement aux artistes bourguignons, mais qui vise aussi à enrichir nos collections dans leur dimension internationale, et s'ouvre également à l'art contemporain.

Tout savoir sur les acquisitions récentes du musée : Les nouveaux venus
La dernière acquisition du musée : Louis XIII enfant par François Rude