XVIIIe siècle

Jean-François Gilles, dit Colson, Le Repos, 1759Si la plupart des grands peintres du XVIIIe siècle sont présents, l'originalité du musée pour cette période tient beaucoup à l'École de dessin de Dijon, qui est à l'origine du musée et qui sera le lieu de formation de Pierre-Paul Prud'hon, l'un des plus grands artistes de l'époque napoléonienne.

Au delà des œuvres de Giambattista Tiepolo, François Boucher ou Hubert Robert, le musée présente de véritables chefs-d'œuvre d'artistes moins connus comme Le Repos de Jean-François Colson, image de l'intimité et du charme souvent associés au siècle des Lumières. Les commandes prestigieuses sont bien représentées, qu'elles soient faites en Bourgogne (Carle van Loo, Condamnation de saint Denis et Saint Georges terrassant le dragon pour la chartreuse de Champmol) ou à Paris (esquisse en terre d'Edme Bouchardon pour la fontaine de Grenelle).

L'art du portrait trouve au XVIIIe siècle un épanouissement particulier, recherchant l'intensité psychologique plus que l'apparence sociale : le buste de Rameau par Jean-Jacques Caffieri ou celui de Buffon par Jean-Antoine Houdon en font foi.

L'École de dessin de Dijon, fondée par François Devosge en 1766, est la seule école d'art en Province qui organise au XVIIIe siècle un « Prix de Rome » destiné à envoyer dans la ville éternelle les lauréats d'un concours quadriannuel afin qu'ils puissent y parfaire leur formation. Pierre-Paul Prud'hon, qui gagne le concours dijonnais en 1784, deviendra après la Révolution, l'un des grands artistes de Napoléon, ce dont témoigne Le Jeune Zéphyr.

 

D'après J.-M. Nattier, Portrait de la reine Marie Leszcynska, huile sur toile, vers 1748B. II van Risen Burgh, Commode, XVIIIe siècleH. Rigaud, Étude de fleurs, huile sur toile, 1720

J.-A. Houdon, Buffon, plâtre, vers 1781L. Defrance de Liège, A l'égide de Minerve, huile sur bois, vers 1781C.-F. Attiret, La Chercheuse d'Esprit, terre cuite, vers 1774