Cabinet d'arts graphiques

Avec ses quelques 12500 dessins et 60000 estampes, le cabinet d'arts graphiques du musée est particulièrement riche, couvrant une large période allant de la fin du Moyen-Age à nos jours.

M.Q. de La Tour, Portrait de l'artiste, pastel, XVIIIe siècleLes feuilles léguées par Anatole Devosge en 1850 concernent principalement les travaux des élèves de l'École de dessin de Dijon au tournant des XVIIIe et XIXe siècles. Ils incluent notamment plusieurs Académies de Prud'hon, dessins de nus faits d'après le modèle vivant, qui comptent parmi ses chefs-d'œuvre.

Ce legs fut rejoint à partir de 1862 par plusieurs dons du grand collectionneur His de la Salle, regroupant des dessins des plus grands maîtres des écoles nordiques (Anton van Dyck, Rembrandt, Pierre-Paul Rubens), italiennes (Parmesan) et française (Claude Gellée, Nicolas Poussin).

 

Le legs des peintres Anthelme et Edma Trimolet (1878) reflète leur sûreté de goût : choix raffiné, œuvres de qualité et artistes souvent méconnus en sont les caractéristiques principales. N. Poussin, La Montée au calvaire, lavis brun et pierre noire sur papier, vers 1646Les copies sont, en revanche, nombreuses dans la collection de Charles-Honoré Thevenot (léguée en 1898), car ce dernier s'intéressait avant tout à l'iconographie ; de nombreuses feuilles originales ont cependant été récemment identifiées dans ce fonds.

Albert et Gaston Joliet, qui furent conservateurs au musée au début du XXe siècle, donnèrent et léguèrent de nombreuses feuilles au musée, principalement des œuvres du XIXe siècle. Cependant, leur œil aiguisé sut repérer quelques très belles feuilles anciennes, comme les études de personnages d'Antoine Watteau.

Enfin, les époux Granville s'intéressèrent autant aux arts graphiques qu'aux peintures : leurs dons des années 1976-87 comprennent de nombreux dessins des artistes modernes dont ils collectionnaient les toiles (Nicolas de Staël, Maria-Helena Viera da Silva), mais aussi d'artistes romantiques (Théodore Géricault, Eugène Delacroix), voire plus anciens (Luca Cambiaso, Le Guerchin).

Le Guerchin, Le Suicide de Caton, plume et encre brune sur papier blanc jauni, vers 1640E. Delacroix, Etudes de lions et de lionnes, crayon, plume et encre noire, après 1847P.-P. Prud'hon, Académie d'homme les bras écartés, pierre noire et craie blanche sur papier bleu, vers 1783A. Watteau, Feuille d'étude : deux hommes et cinq femmes, sanguine sur papier, vers 1710

Anonyme toscan, Etudes d'aigles et d'hommes à pied, plume, encre brune, lavis brun et sanguine,  début du XVe siècleG. Vasari, Etude pour le Jugement dernier de la cathédrale de Florence, plume et lavis d'encre brune, milieu du XVIe siècle V. Hugo, La Planète, dessin au lavis d'encre de chine, vers 1853O. Redon, L'Enfant devant l'aurore boréale, pastel sur papier, vers 1894J. Gris, Le Verre à pied, aquarelle sur papier, 1919